20090319

POUR MA PART CES TEMPS-CI JE SUIS PLUS QU'ICI

félicité.

20090129

Makes my day







j-26
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J'ai promis d'évoquer le concert des Lucky Dragons du 2 février avant, euh, le 2 février. Ce groupe (me) fait penser à un orchestre de mouches, moustiques, taons et autres diptères qui joueraient des refrains mariachis ou des mélodies maliennes au bord de la piscine, ou feraient un showcase electro dans un magasin Botanique. Comme certains savent en parler en des termes plus concrets, v
oici un copier-coller-tronquer paresseux, mais je sais qu'on ne m'en voudra pas :


Lucky Dragons, c'est Luke Fischbeck et Sara Rara, deux artistes/plasticiens/vidéastes/musiciens habitant à los angeles depuis quelques années, histoire de copiner avec la constellation d'activistes et de groupes trainant autour de The Smell.

Leurs concerts ont pour particularité de mettre à contribution les membres du public, qui se voient conviés à façonner la musique du groupe à l'aide de quelques dispositifs ingénieux (Luke et Sara collent des capteurs sur le corps des spectateurs, font passer des signaux digitaux par le biais de la peau...). Si on ajoute qu'ils animent un atelier de dessin participatif (le Sumi Ink Club), qu'ils sont des adorateurs intégristes de la licence Creative Commons et mettent à disposition toutes leurs productions en téléchargement gratuit, on pourra légitimement conclure que Lucky Dragons, c'est avant tout des putains de hippies.




A part ça, décrire leur musique relève du cauchemar conceptuel. On pourrait dire un peu rapidement qu'ils font de la musique électronique. Mais ne vous attendez pas à un truc froid, autiste et stérile : leur approche de la musique est bordélique, joyeuse et éparpillée. Réminiscences hawaïennes, ukulélé 8 bits, drones exotiques, folk extrême-oriental, électronique pure, musique africaine, envolées chamaniques, psychédélisme béat...
Tout la matière sonore se fait remodeler par le laptop, dans la félicité et l'amour du prochain. Ensuite, ils laissent s'exprimer leur idiot intérieur, afin d'éveiller en nous toutes sortes d'émotions délicates. Ca peut prendre la forme de miniatures musicales, de longues plages instrumentales, ou de véritables chansons (enfin, faut pas s'attendre au format classique couplet/refrain).


On peut télecharger plein de mp3 et lire la totalité de cet article , ainsi qu'un bon nombre de posts se voulant ma foi honnêtes, profitables, voire des fois carrément espiègles (section magazine).

20090111

On n'est pas tous égaux


Oui, il est lourd avec son klaxon.

20090103

Huhu

Le 01.01.09 vers 03:34 on a regardé des videos amateurs de racoons cambrioleurs. Etonnant.


Deux trois mots pour parler de musique sans le faire vraiment.
Si tu aimes bien The Animals, Cheveu et Hervé Vilard:

Il est français. Je crois. Il s'appelle Yussuf Jerusalem, il aurait dû s'appeller Yasser Jerusalem, on aurait encore plus rigolé.
Le premier titre de son premier album fait effectivement penser à Cradle of Filth, fort heureusement ça n'est pas le cas des titres suivants.


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Si tu aimes bien la tessiture de Jeffrey Lewis ou Brian Molko:

The Mountain Goats ont sorti beaucoup de choses depuis 1991 sans jamais prendre le temps de changer leur nom pourri. On en retient surtout que leur chanteur a des soucis de cloison nasale. Mais sinon leurs textes sont très fins, leur son très lo-fi, c'est impeccable si on a fait un bac L et qu'on n'aime pas les trucs trop vulgos. Après on peut avoir fait L et aimer les trucs vulgos, je dis pas.



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Si tu aimes bien No Age et Blank Dogs:
Non c'est une blague*.
Par contre, si tu aimes Sic Alps et The Jesus & Mary Chains il y a les Crystal Stilts, c'est beau, flegmatique et brooklynite. Il y a de fortes chances que les lectures prévues ce soir en pâtissent. Ils jouent le 8 février au Sonic. Ca mérite DEUX chansons:



*si nécessaire, cf le post du 01.12, "ça faisait une paille"
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Si tu te sens naughty:
(la musique moderne vue par Andrew Broder, réenvisageant Missy Elliott)




Bon voilà.
Enfin, si tu as déjà souhaité avoir Peter Sellers comme papa ou étudié les hypotyposes dans Richard III, si tu as un petit coup dans le nez ou tout simplement une pointe d'humour sous ta carapace charnue (d'abord, jeter un oeil à l'original) :



Au boulot maintenant.

20081205

NMH - naomi

20081201

ÇA FAISAIT UNE PAILLE


Avant d'aller vautrer ma carcasse devant le programme du soir d'M6, pendant que d'autres jouent à Worms ou se coupent les ongles des pieds, je me dis qu'il serait quand même gentil d'informer mon prochain de l'existence de ces groupes - même s'il reste des valeurs sures, comme Jay Z. Ou, à défaut de les révéler fièrement au monde, d'en proposer un commentaire intime et succinct.



CHRISTMAS ISLAND - split 7" with Le Jonathan Reilly

trois semaines avant la féérie de noël, un duo a priori respectable puisque copain de Wavves et Blank Dogs. Suffisamment basique et anodin pour rester à l'abri de la hype. Dans un mois, donc, pas de "mouai chépas, C. I. m'a déçu, je m'attendais pas à les entendre au Grand Journal".


BIRD SHOW - Lightning ghost ou Green Inferno
un peu genre Lucky Dragons. Sur scène ils sont plusieurs mais c'est essentiellement le projet d'un type qui a sûrement des problèmes relationnels avec sa mère. Sur disque, c'est plein de bruits d'oiseaux et d'insectes, de drones, de percussions chétives, d'instruments trop fatigants à identifier. Ça ranime l'atmosphère de ces dimanches après-midi de printemps passés à acheter des plantes grasses et des graines pour poisson rouge à Jardiland Ecully.


TIMES NEW VIKING - Rip it off ou Dig Yourself
pas d'anecdote crypto-proustienne à raconter qui soit aussi bouleversante que cinq lignes plus haut. Si: le jour où j'ai brusquement soupçonné un lien entre TNV et Times New Roman, la fierté a inondé mon corps. TNV c'est un peu comme No Age, sauf qu'on ajoute un bonhomme qui est une bonne fille qui braille derrière sa frange devant son synthé. Le son est sale comme des semelles de vieilles baskets mais c'est aussi plaisant que de porter de vieilles baskets.


WOMEN - s/t
un nom de groupe et de disque impraticables sur google (sauf quand on sait qu'ils sont sortis chez Jagjaguwar, pour les mots-clé ça aide, de rien). Pas grand chose à voir avec No Age ou Blank Dogs -> là je dis n'importe quoi. Au contraire, on trouve dans Women des passages No Age et des passages Blank Dogs, ainsi que du Velvet Underground & Nico, du Mammas & the Papas, du Bradford Cox et du Thurston Moore, à boire et à manger, donc. Un album qui pourrait servir de BO à une existence déjà bien remplie comme dans un film de Lelouche. Ça dynamise aussi les trajets en bus et métro la nuit. A 17h15.


WAVVES - s/t
entre l'extase teen de No Age et la force obscure de Blank Dogs. Si tu trouves pathologique ma propension à citer No Age et Blank Dogs, passe ton chemin.
Wavves est responsable tantôt de ballades chamaniques qui fleurent le peyotl, tantôt de hits beach garage lo-fi qui trouveraient même leur place dans une pub Nivea Girl, au moment où la blonde s'élance triomphalement dans l'ascenseur en disant "fini les boutons, voyez comme ma peau est nette et douce, UNE VRAIE DIFFERENCE":

*** wavves: wavves ***

Sur son espace, on peut trouver un renseignement qui donne envie de faire à son tour wawan wawawa wawan sur le dos en battant l'air avec ses jambes (un indice généreux: cf le milieu du programme de tournée 2009)(OUI OUI)



C'était long, c'était laborieux, j'ai raté le début de soirée sur M6, c'est dur de se remettre à poster.

20081128


Ah oui, c'est vrai que c'était chouette ça.

20081124

I come on, I come on, I come on

A l’heure où nos emplois du temps respectifs ne nous permettent que rarement d’alimenter ce blog de la dose de post que réclament nos copains (genre toi et deux autres personnes), il convient de faire le point. Comme à mon habitude, lorsqu’un grand post résumant mes activités (plus ou moins) culturelles s’impose, une liste semble appropriée.

- Mesrine (prononcer mé-rine) est une déception sans nom, entre farce rétro - whoa ils étaient super mal habillés les gens des années 60, whoa y’a même les voitures d’époque - et polar sous morphine (la scène d’évasion ressemble à une pub pour Bricoland). La majeure partie du film se passant au Québec, on subit impuissants un épisode de la Crim’ en québéquois soutitré, langue qui malgré son folklore indéniable, a tendance à rendre les codes du polar un tantinet ridicules : « t’as des gosses Mesrines, tabernacle, mais un casse comme ça, ça s’improvise pas ». Mais bon, après tout Cassel a pris 30kg pour le rôle, donc ça peut pas être nul. Ben, si.

- J’ai fini Les En-Dehors, chouette bouquin sur les anarchistes parisiens de la Belle Epoque qui retrace les divers courants présents (scientistes, illégalistes, végétariens, individualistes) à travers l’itinéraire du journal l’anarchie (les majuscules, c’est pour les bourgeois) et de Rirette Grandjean, sacré bout de femme qu’en avait, elle, des « gosses ». Une saine lecture à apprécier de préférence sur les bancs d’une fac de droit(e), le temps d’un intercours de procédure pénale.

- Je prostitue actuellement mes oreilles avec tout ce que la « nouvelle scène british » (a-t’elle déjà été « ancienne » ?) compte de revival eighties. Tout y passe, de la fabuleuse "Hummer" (Foals), à " In The Hospital" (Friendly Fires) en passant par "A Thing For Me" (Metronomy). Alors, oui je devrais sans doute avoir honte d’écouter des titres à même de faire danser de jeunes gens maigres/épileptiques/drogués/amoureux sur des paroles telles que « Youuuuuu and me in the photoboooooooth » sur fonds de bidules électroniques retro, mais finalement non. Et puis merde, tente de moonwalker sur Japanther et on en reparle.

Oui, on aime bien les 80's et la drogue, et alors ?

Les oxfordiens de Foals étaient de passage à Lyon pour un concert à L’Epicerie Moderne – mix curieux entre le côté corporate craignos du Ninkasi et la foi sonore du Grrrnd Zero – accompagnés de leurs compères de Friendly Fires. C’était chouette et blindé, d’une efficacité scénique indéniable (le booty shake de Ed Macfarlane est presque criminel) malgré la gueule d’enterrement de monsieur Yannis Philippakis, devenu presque emo le temps d’engueuler les ingé son pour cause de balances pas réglées. « Fuck Sarko, he’s like Tony Blair, but in the wrong fucking decade » a d’ailleurs déclaré l’Homme avant d’entammer « Olympic Airwaves ».

Le côté pas sympa du concert de Foals, c’est qu’Alister était en première partie. Si, si, Alister, le chouchou de Teknikart, le nouveau Dutronc autoproclamé, tout ça tout ça. Alister quoi. Moi qui croyait avoir atteint le summum de l’insulte musicale avec les minets des Dodoz, j’ai du me rendre à l’évidence : non, Mathieu Chédid n’est pas l’artiste de variété le plus minable/pénible/surestimé/self-righteous prick de cette dernière décennie. Ajoutons un bassiste sosie d’un des deux Flight of the Concords qui se plaignait à la fin du concert de devoir payer ses bières alors que, merde, il avait joué quand même, et on obtient le Mal. Je suis allé me plaindre, moi, de devoir payer 20 euros pour subir 25 minutes de branlette pseudo post-moderne (« on ira manger des pamplemousses à Miami ») alors que, merde, j’avais rien demandé quand même ? Die, motherfucker, die !

- J’ai découvert (merci P. ) la fabuleuse émission Never Mind The Buzzcocks, équivalent britannique d’une fusion entre Question pour un champion et Omar et Fred. Pop-quizz à hurler de rire, tranche cathodique de bonheur évangéliste, reflet de la supériorité culturelle britannique (comment imaginer qu’une émission pareille puisse avoir lieu en France ? Genre à 21h, sur France 2. Non ? Moi non plus.), Never Mind The Buzzcocks est presque aussi réjouissant que A Bit Of Fry & Laurie. Le host, Simon Amstell, joue de la vanne acide avec des starlettes de télé-réalité, des vieilles gloires oubliées ou pas, de jeunes artistes « qui montent » et tout un tas de gens recommandables (Stephen Fry, Frank Skinner, Bill Bailey etc.). Une breath of fresh air bienvenue à l’aube de l’hégémonie Mickael Vendetta.

Simon Amstell : el Hombre

- Ah et puis Deerhoof, Lighting Bolt et tout un tas d’autres groupes qui mettent de l’après-shampoing vont jouer au Grnd Zero prochainement. Toutes les infos à l’endroit habituel. Chic chic chic chic.