A l’heure où nos emplois du temps respectifs ne nous permettent que rarement d’alimenter ce blog de la dose de post que réclament nos copains (genre toi et deux autres personnes), il convient de faire le point. Comme à mon habitude, lorsqu’un grand post résumant mes activités (plus ou moins) culturelles s’impose, une liste semble appropriée.
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Mesrine (prononcer mé-rine) est une déception sans nom, entre farce rétro - whoa ils étaient super mal habillés les gens des années 60, whoa y’a même les voitures d’époque - et polar sous morphine (la scène d’évasion ressemble à une pub pour Bricoland). La majeure partie du film se passant au Québec, on subit impuissants un épisode de la Crim’ en québéquois soutitré, langue qui malgré son folklore indéniable, a tendance à rendre les codes du polar un tantinet ridicules : « t’as des gosses Mesrines, tabernacle, mais un casse comme ça, ça s’improvise pas ». Mais bon, après tout Cassel a pris 30kg pour le rôle, donc ça peut pas être nul. Ben, si.
- J’ai fini
Les En-Dehors, chouette bouquin sur les anarchistes parisiens de la Belle Epoque qui retrace les divers courants présents (scientistes, illégalistes, végétariens, individualistes) à travers l’itinéraire du journal l’anarchie (les majuscules, c’est pour les bourgeois) et de Rirette Grandjean, sacré bout de femme qu’en avait, elle, des « gosses ». Une saine lecture à apprécier de préférence sur les bancs d’une fac de droit(e), le temps d’un intercours de procédure pénale.
- Je prostitue actuellement mes oreilles avec tout ce que la « nouvelle scène british » (a-t’elle déjà été « ancienne » ?) compte de revival eighties. Tout y passe, de la fabuleuse "
Hummer" (Foals), à "
In The Hospital" (Friendly Fires) en passant par "
A Thing For Me" (Metronomy). Alors, oui je devrais sans doute avoir honte d’écouter des titres à même de faire danser de jeunes gens maigres/épileptiques/drogués/amoureux sur des paroles telles que « Youuuuuu and me in the photoboooooooth » sur fonds de bidules électroniques retro, mais finalement non. Et puis merde, tente de moonwalker sur
Japanther et on en reparle.
Oui, on aime bien les 80's et la drogue, et alors ?
Les oxfordiens de
Foals étaient de passage à Lyon pour un concert à L’Epicerie Moderne – mix curieux entre le côté corporate craignos du Ninkasi et la foi sonore du Grrrnd Zero – accompagnés de leurs compères de Friendly Fires. C’était chouette et blindé, d’une efficacité scénique indéniable (le booty shake de Ed Macfarlane est presque criminel) malgré la gueule d’enterrement de monsieur Yannis Philippakis, devenu presque emo le temps d’engueuler les ingé son pour cause de balances pas réglées. « Fuck Sarko, he’s like Tony Blair, but in the wrong fucking decade » a d’ailleurs déclaré l’Homme avant d’entammer « Olympic Airwaves ».
Le côté pas sympa du concert de Foals, c’est qu’
Alister était en première partie. Si, si, Alister, le chouchou de Teknikart, le nouveau Dutronc autoproclamé, tout ça tout ça. Alister quoi. Moi qui croyait avoir atteint le summum de l’insulte musicale avec les minets des Dodoz, j’ai du me rendre à l’évidence : non, Mathieu Chédid n’est pas l’artiste de variété le plus minable/pénible/surestimé/self-righteous prick de cette dernière décennie. Ajoutons un bassiste sosie d’un des deux Flight of the Concords qui se plaignait à la fin du concert de devoir payer ses bières alors que, merde, il avait joué quand même, et on obtient le Mal. Je suis allé me plaindre, moi, de devoir payer 20 euros pour subir 25 minutes de branlette pseudo post-moderne (« on ira manger des pamplemousses à Miami ») alors que, merde, j’avais rien demandé quand même ? Die, motherfucker, die !
- J’ai découvert (merci P. ) la fabuleuse émission
Never Mind The Buzzcocks, équivalent britannique d’une fusion entre Question pour un champion et Omar et Fred. Pop-quizz à hurler de rire, tranche cathodique de bonheur évangéliste, reflet de la supériorité culturelle britannique (comment imaginer qu’une émission pareille puisse avoir lieu en France ? Genre à 21h, sur France 2. Non ? Moi non plus.),
Never Mind The Buzzcocks est presque aussi réjouissant que
A Bit Of Fry & Laurie. Le host,
Simon Amstell, joue de la vanne acide avec des starlettes de télé-réalité, des vieilles gloires oubliées ou pas, de jeunes artistes « qui montent » et tout un tas de gens recommandables (Stephen Fry, Frank Skinner, Bill Bailey etc.). Une breath of fresh air bienvenue à l’aube de l’hégémonie Mickael Vendetta.
Simon Amstell : el Hombre
- Ah et puis Deerhoof, Lighting Bolt et tout un tas d’autres groupes qui mettent de l’après-shampoing vont jouer au Grnd Zero prochainement. Toutes les infos à l’endroit habituel. Chic chic chic chic.